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19.5.06 [+]
Ride, ride, ride
 La musique country a glorifié les camionneurs et leur mode de vie, en faisant des cowboys de l'ère moderne, sillonnant les routes américaines, formant une vaste confrérie aux signes de reconnaissances distincts. La profession manque aujourd'hui de main d'oeuvre, à tel point que chaque jour, 5% de la flotte reste clouée au port. L'expansion du commerce américain et le changement de génération semblent en cause, et en dépit de la hausse des prix de l'essence, le camionnage semble être encore le moyen de transport priviligié, préféré à l'avion, trop onéreuse, et au rail, trop lent. Des écoles champignons poussent à travers le pays pour trouver de nouvelles recrues, y compris chez les ex-détenus et les itinérants, à qui on promet, après une formation de trois semaines, un emploi et un salaire de 35000$. La profession est bousculée par ces changements rapides, les vieux camionneurs arguant que les bleus sont bien mal préparés à un métier qui s'apprend avec l'expérience. Car, quoique les bonimenteurs puissent en dire, les conditions de travaillent sont pénibles : les semaines vont chercher dans les 70 heures, l'éloignement rend difficiles les relations familiales et le peu d'exercice et la mauvaise alimentation (la bouffe du Flying J est abominable) sont propices aux problèmes de santé. Quelques 700 camionneurs meurent sur les routes chaque année, et le taux de roulement de personnel est impressionnant : chaque fois que l'économie prend du mieux, l'industrie perd ses travailleurs au profit des cols bleus, qui profitent de meilleurs conditions. On estime que l'industrie a besoin de 20000 camionneurs cette année, et que ce nombre pourra tripler à la fin de la décennie. The River Front Times propose un article passionnant sur le sujet.
Lire Running on Empty, de Ben Westhoff, The River Front Times
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